Les 5 tendances de l’IoT de 2020

par Adrien Desportes, Co-Founder & General Manager

Il y a actuellement plus de 8 milliards d’objets connectés dans le monde. Selon le Guide semestriel des dépenses mondiales IDC, les dépenses IoT devraient dépasser mille milliards de dollars en 2022. En pleine expansion, le marché de l’IoT est au cœur de plusieurs enjeux. Rtone vous propose de passer en revue les 5 tendances de l’IoT en 2020.

 

#1 Des objets de plus en plus « Secure by design »

 Les enjeux de cybersécurité vont de pair avec la croissance des objets connectés. La société israélienne de cybersécurité GuardKnox l’a récemment démontré, en prenant le contrôle à distance d’un poste de conduite de Formule 1 en plein CES 2020.

 

La sécurisation de l’IoT est une priorité

 Ainsi, alors que 80 % des objets connectés en circulation seraient vulnérables aux attaques (selon le cabinet Gartner) la sécurisation de l’IoT est primordiale. Pour les produits grand public connectés à internet, la nouvelle version du draft, Dv2, publiée par l’ETSI fixe les grandes lignes directrices de sécurité et devrait même devenir la norme dans les 3 années à venir. Cependant, la manière la plus efficace de limiter au maximum les risques de piratage est d’intégrer les notions de sécurité dès la conception des objets connectés.

 

Security by Design

La sécurité d’un objet connecté ne se limite pas à un simple mot de passe défini par l’utilisateur. En réalité, la première faille vient souvent de l’objet en lui-même. L’approche de Security by Design consiste à intégrer la notion de sécurité dès la conception de l’objet, par exemple, à intégrer aux cartes électroniques des composants appelés “secure elements” et servant de bouclier physique. Le « secure element » ou SE est une puce contenant son propre microprocesseur et pouvant stocker des données sensibles et exécuter des applications sécurisées. Il protège ainsi les données et applications de l’objet connecté contre les attaques de logiciels malveillants.

 

Pour en savoir plus, découvrez l’article Contrer les failles de sécurité

 

#2 L’Edge Computing

 L’Edge Computing consiste à traiter les données au plus proche des objets connectés grâce à une architecture informatique distribuée ouverte. En 2020, il est indéniable que cette manière de procéder va continuer à gagner du terrain par rapport au cloud computing, car elle présente de nombreux avantages:

 

Réduction des latences de traitement

 Un traitement local permet d’accélérer le traitement des données en réduisant le temps entre la mesure et la prise de décision. Cet argument a un poids particulièrement important dans le cadre d’une utilisation en production industrielle, lorsque temps et rentabilité sont synonymes.

 

Une solution plus sécurisée

 Avoir recours à un traitement local permet de limiter fortement le risque de vol de données. En effet, contrairement au cloud computing, il n’y a pas besoin d’utiliser une passerelle réseau pour transférer les données brutes à un cloud qui les traite, ce qui limite leur exposition au risque de cyberattaques.

 

Une meilleure maîtrise de la chaîne de valeur

 L’Edge Computing permet aux entreprises de traiter leurs données de manière fiable, à condition de disposer des compétences nécessaires. En choisissant cette solution, vous gardez ainsi toutes les cartes en main pour gérer votre chaîne de valeur.

 

Pour en savoir plus, découvrez l’article Cloud Computing VS Edge Computing : quelle architecture réseau choisir pour mon objet connecté ?

 

 

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#3 L’IA au cœur de toutes les promesses

En 2020, l’IA et l’IoT devraient être de plus en plus complémentaires. Bien que les applications les plus prometteuses de l’intelligence artificielle restent encore lointaines, il faut reconnaître que le Machine Learning offre déjà de grandes possibilités.

Par exemple, un couplage IA/IoT permettra bientôt d’améliorer la productivité, grâce à la maintenance prédictive des équipements industriels. Dans le domaine médical, cette association est notamment attendue pour offrir un meilleur suivi des patients et assurer une gestion des maladies chroniques.

 

#4 De nouveaux cas d’usages offerts par la 5G, le LTE-M et le NB-IoT

Le succès de l’IoT dans les années à venir dépend en grande partie du développement de réseaux adaptés et de protocoles dédiés.

 

Les promesses de la 5G

Avec un déploiement prévu pour 2020, la 5G permettra d’une part des connexions 10 fois plus rapides que la 4G et supportera d’autre part jusqu’à 1 million de connexions par kilomètre carré, soit 10 fois plus que la 4G. Ce dernier point est donc capital pour le développement de l’IoT si l’on en croit les estimations : en 2025 plus de 75 milliards d’objets connectés seront actifs dans le monde !

 

LTE-M et NB-IoT : des technologies IoT mobiles

 Les technologies de communication mobile de type 4G ont l’énorme inconvénient d’être très énergivores. Cette forte consommation est souvent problématique, et ne convient pas à de nombreux projets IoT.

Heureusement, il existe des réseaux dédiés IoT, spécifiquement adaptés aux besoins des objets connectés. Les réseaux sans fil LTE-M et NB-IoT devraient donc prochainement être associés à la 5G, ce qui permettra d’ouvrir les portes vers de nouvelles applications dans tous les domaines.

 

Pour en savoir plus, découvrez l’article Quel réseau choisir pour mon objet connecté ?

 

#5 L’Energy Harvesting

 L’alimentation en énergie est un immense enjeu pour l’IoT. En effet, l’idée d’imaginer des capteurs industriels ou agricoles dont on doit remplacer la batterie de manière régulière est incompatible avec le déploiement de milliers d’objets !

 

Energy Harvesting : vers l’indépendance énergétique

Les batteries ont la particularité de s’épuiser avant la fin de vie des objets et la quête du « Forever Battery » ne fait que commencer. Heureusement, une méthode de recharge automatique existe déjà: il s’agit de l’Energy Harvesting. Cette pratique consiste à capturer l’énergie provenant de l’environnement immédiat de l’objet afin de le faire fonctionner.

Ainsi, la manière la plus simple d’alimenter un objet situé en extérieur est d’utiliser l’énergie solaire. Néanmoins, d’autres solutions existent :

  • le couplage énergie solaire / énergie éolienne ;
    • des cellules hybrides permettant de produire quelques milliwatts de puissance ont été développées à titre expérimental ;
  • l’énergie RF ;
  • la récupération des vibrations mécaniques ;
  • les générateurs thermo-électriques
    • dès qu’il y a une différence de température, de l’énergie thermique peut être récupérée. Cette énergie peut être convertie en électricité.
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